Son – performance

ABSOLU SILENCE, ABSOLU CRI.

RECHERCHE SONORE A BASE DE PERFORMANCE VOCALE

FLORIANE CARLIER

TERRITOIRE D’INSPIRATION 

En lien avec un territoire particulier : entre Aix-en-Provence et la Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, lieux chargés d’histoires et de légendes. Remarquons particulièrement :

– une pénitence silencience dans une grotte

– une fuite dans un cri abominable

– des râles d’agonies nuit et jour

De par :

  • les 30 ans de pénitence de Marie-Madeleine dans sa grotte à la Sainte-Baume, et ses 7 extases mystiques quotidiennes
  • la « Mélusine » du comté de Rousset, belle jeune fille qui s’enfuit d’un cri strident sous forme monstrueuse quand son amant la voit prendre son bain ; on ne la revit plus
  • champ de bataille de Marius, Campi Putridi, plus de deux cents mille morts, dit-on, qui ont doucement pourri sous le soleil ; ce qui a donné son nom à Pourrières 

Silence absolu, Cri absolu [et râles relatifs]

Silence de l’absolu repentir et de l’extase divin, quelle quête a-t-elle été aussi absolument accomplie dans l’ermitage ?

Cri de l’interdit bravé, mort absolue et irréversible, ferme les yeux et ne voit pas à travers moi, si tu y vois trop clair tu y perdras, car tu n’es pas prêt

Râles relatifs des plus ou moins morts, laissés dans une fausse mort incomplète, entre deux mondes, ils ne sont pas véritablements rendus à la terre, mais abandonnés à ciel ouvert

TECHNIQUEMENT

Performance vocale / Prises de son / Prises de vue

  • Travail de la caisse de résonnance corporelle , recherche des nuances : du presque imperceptible bruit, à la limite du supportable
  • Lieux d’enregistrement à résonnance singulière : chemin, orée de bois, vignes, cave, grotte, vallée ou sommet ; réverbération amplificatrice, écho étouffant ou voix emportée, saturation égarante, mirages sonores
  • Une texture sonore variable, du fond de l’être inpirée de chaque matière rencontrée et renregistrée dans son activité électrique : pierre, plantes, arbres, vent, chaleur, terre, humidité
  • Prises de vue brutes, plans fixes et sans concession de l’artiste, morceau de l’artiste en performance ou du lieu performé
  • Prises de son professionnelles et propres avec assistant

EN FIN DE COMPTE

Pièce(s) sonore(s) et/ou vidéo avec éventuel support visuel pour exposition sécurisée en extérieur.

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AU-DELà DE L’OUÏE, LA COULEUR

FLORIANE CARLIER

Nature :

Performance poétique, sonore et spatiale

Matériel :

Set de diffusion sonore (ampli, micro, ordi, carte son)

Description :

Dans l’espace particulier du parking souterrain, utiliser les propriétés acoustiques de réverbération et de propagation du son, particulièrement l’écho et la différence de grain pour instaurer une ambiance à intensité variable.

Deux sources sonores synchronisées:

  • Source fixe diffusée : diffusion composée d’enregistrements de trains de marchandise et de performances vocales in situ à proximité du chemin de fer. Cette diffusion en boucle n’est pas continue mais laisse des plages de « silences naturels » variables (à adapter en fonction de l’espace et des autres performances). Le volume sonore variera : tantôt le bruit du train paraîtra lointain, tantôt tout proche.

  • Source mobile acoustique : performance vocale de l’artiste (type : vocalises sans micro) en déplacement dans l’espace du parking , en orchestration avec la diffusion enregistrée. Ces interventions vocales mettront en jeu la capacité de souffle continu et la notion de chant comme vibration corporelle et spirituelle.

Le tout formera une succession de performances poétiques se répondant par échos, variations et répétitions, recherchant un contraste complémentaire entre la vivante voix haute, céleste et fragile, et le fracas d’une machinerie industrielle en pleine course, dont le rythme cyclique de boucle saccadée peut pourtant se comparer à des battements de cœur fugitifs. L’étrangeté de la présence sonore d’une voie de chemin de fer dans un parking ajoutera au surréalisme et au décalage de la scène.

«  Sortir le souffle et le cri de l’âme au moment du passage du train pour que ce dernier l’emporte dans sa machinerie ; et le broie dans son intense bruit, vibrant comme mille cœurs qui battent presque en même temps. Aspirer tout pour rejeter tout : ce sera une respiration complète. »

«  Dans le grand fracas du passage d’un train de marchandise, chanturler pour y trouver la bonne vibration complémentaire. Reste-t-il de la place dans cet air saturé pour un autre bruit de l’amplitude d’une voix humaine ? En supposant que le bruit du train chargé sature déjà l’espace qu’il traverse jusqu’à l’oreille humaine, cela voudrait-il dire que le cri proféré à ce moment serait absorbé par la mécanique ? comme une bulle vide, étouffée. Comme si l’on voulait souffler encore dans un ballon déjà gonflé à bloc : aucun centimètre cube d’air supplémentaire ne pourra entrer dans ce ballon, ni sortir de nos poumons gonflés d’air impatient. Mais ce cri sourd obtenu, au-delà de l’ouïe, garde sa couleur, son goût et sa texture. »

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